Une question de temps – Samuel W. Gailey

 

Une question de temps – Samuel W. Gailey

Gallmeister

Tu te souviens sans doute pas, mais il y a quelques mois, je t’avais causé de « Deep winter », du même Samuel W. Gailey. Tu te souviens sans doute pas non plus, mais j’étais passé à côté.

Je veux dire que face aux chroniques téléramaniennes et autres joyeusetés, j’avais eu l’impression de pas avoir lu le même bouquin… Ça le fait parfois.

Je veux dire que ça me le fait à moi. À toi, je sais pas.

Celui-ci, parce que je suis têtu, je me suis pensé en l’achetant que je faisais une connerie. Que je risquais d’avoir balancé mes 21€30 directement dans la poubelle de la cuisine. Mais je me suis dit aussi que tous ces dithyrambes sur le bouquin précédent risquaient quand même de cacher la forêt de merveilles que l’auteur dissimulait savamment pour que je me rende compte de rien.

Alice, elle est dedans. Pas celle de Charles Lutwidge Dosgson, une autre. Et elle est pas du tout au pays des merveilles.

C’est une môme, élevée à l’ancienne, avec de l’amour et tout, pas comme on les élève maintenant. Il s’est passé un truc grave dans sa vie. Je te dis pas quoi, sinon, déjà que l’intérêt est très mitigé, je vais t’en enlever un morceau (d’intérêt). Elle se cache un peu partout, elle fait des boulots merdiques, tout ça parce qu’elle s’est cassée de chez elle. Je te dis pas pourquoi non plus.

Son dernier boulot, c’est de servir des coups à boire à des gens. Alors elle en profite pour boire aussi. Beaucoup. Et puis un matin, elle se réveille à côté d’un type grave froid. Vraiment froid. Et de la thune. Grave de la thune.

Alors elle se casse, encore.

J’ai le sentiment d’avoir retrouvé le même genre de truc que dans « Deep winter ». Pas de gros changement. On a toujours le gentil et les méchants. Bon, là, c’est une gentille, mais on a toujours les méchants. Et ils courent vite.

On a un gentil vieux monsieur, un peu bizarre parce qu’il est différent des gens du coin.

On a aussi un méchant encore plus méchant que les méchants d’avant.

On a l’accident, dont auquel il est fait référence de façon récurrente parce que c’est un peu ça qui explique tout. Tu sais, l’accident qui a causé le départ de la fille qui s’appelle Alice.

Pfffffffffffffffffffffffff…

Tu vois ce que je veux dire.

Ça va vite, bien sûr. Ça se lit vite, bien sûr.

C’est bien fait, comme un film américain. Bien sûr que c’est bien fait. Les trucs qui s’enchaînent comme par hasard, et qui font avancer l’action (le coup du tee-shirt est un sommet de ficelle à la con). Pas comme dans la vraie vie réelle de la réalité mais on est au cinéma bordel c’est pas pareil ah non on n’est pas au cinéma pardon j’ai cru.

Ah au fait, je t’ai pas dit, mais Alice, elle est trop forte. Je crois qu’elle a pris des cours de Krav-Maga ou un truc comme ça, parce que même bourrée, elle est forte quand même…

T’as vu, c’est une toute petite chronique, mais c’est aussi un tout petit roman. Je veux dire par là que si tu l’achètes pas, c’est pas grave, et que c’est tout ce que j’ai à dire sur ce truc-là.

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