Mon amie Adèle – Sarah Pinborough

 

Mon amie Adèle –  Sarah Pinborough

Éditions Préludes

 

Pour ne rien te cacher, c’est la couverture qui m’a fait de l ‘œil. Jolie, des rabats, un pelliculage mat et un vernis sélectif… La classe. En plus, derrière le roman, Stephen King il a écrit « Bravo. » et ça, c’est pas rien quand même. S’il l’a écrit c’est qu’il a aimé, tu crois pas ? Ou alors c’est encore un de ces bouquins qui font des piles chez les libraires… Ça me gonfle, ces piles.

De quoi ça parle, tu vas me dire…

Alors dedans, il y a Louise. Elle est célibataire, genre un peu à la ramasse, sans doute dans l’attente du Prince qui s’appelle Charmant. Un truc de fille, lié aux contes de fées qu’on vous met dans le citron depuis que vous êtes petites. Je sais, c’est déconner, mais ça va bientôt s’arrêter, fais-moi confiance. Louise, elle a un môme. Il est pas très important dans l’histoire, d’ailleurs on aurait pu s’en passer, mais bon, il est là. Donc Louise, c’est une romantique, malgré ce que lui dit sa copine, elle veut pas s’inscrire sur un site de rencontres et un soir, elle est dans un bar et elle embrasse un mec.

C’est chouette.

On se croirait dans un Harlequin. Sauf que non. T’es pas dans un Harlequin.

Le mec qu’elle embrasse, il s’appelle David. Elle ne le sait pas encore (quand elle l’embrasse, essaye de suivre), mais c’est son nouveau patron. En plus, il est marié. C’est la galère.

Ah oui, Louise, elle fait des crises de somnambulisme. Ça aussi c’est la galère. C’est sans doute pour ça qu’elle a tendance à boire un peu trop. Pas beaucoup, mais juste un peu. C’est aussi parce qu’elle est seule, sans doute. Ça te parle ?

La femme du patron, elle s’appelle Adèle. C’est celle qui va devenir la nouvelle meilleure amie de Louise, alors bien sûr, c’est encore plus compliqué. Elle est belle, vraiment belle (c’est l’auteur qui le dit, moi je la connais pas), elle est riche, vraiment riche (pareil), et elle est bizarre, vraiment bizarre.  Ça, c’est moi qui le dit, mais l’auteur le dit aussi…

Ah oui. Adèle, elle fait aussi des crises de somnambulisme. Étonnant non ? Disait M. Cyclopède.

T’as déjà essayé d’être la meilleure amie de la femme du mec que tu vois en cachette ? Et que tu fais pas que voir, d’ailleurs… Ça marche aussi dans l’autre sens, évidemment. T’as déjà essayé d’être le meilleur ami du mec de la femme que tu vois en cachette ?

C’est à partir de ce triangle que Sarah Pinborough a construit un roman plutôt bien ficelé. Une intrigue intelligente et du bon travail dans la psychologie des personnages.

Chacun des personnages écrit un chapitre, court, dense, et ça c’est du bon boulot. D’autres chapitres écrits par un autre narrateur, genre il sait tout alors il te distille, au compte-gouttes, l’histoire vue de l’autre côté, du côté du passé.

Franchement, du bon travail d’écriture.

L’intérêt d’écrire à la première personne c’est que tu peux raconter des conneries, puisque c’est toi qui décide, tu peux mentir, puisque tu ne fais que dire les choses de ton point de vue. C’est pratique.

Tout au long du roman, Sarah Pinborough te balance des trucs et toi tu fonces. T’es sûr que t’as trouvé où elle veut t’emmener. Sauf que tu te goures.

La fin est tout simplement… Une fin que t’attendras pas. Pas du tout. Ça veut dire que tu vas être surpris ou surprise, en fonction de si t’es un garçon ou une fille, mais que tu vas vraiment tomber de ton canapé (je lis sur un canapé en général). Sans doute.

 Ça se lit tout seul, tu tournes les pages, et tu passes un vrai bon moment, sans regretter tes 16€90.

Ben alors ?

Alors faut quand même pas déconner complètement…

Quand j’étais petit, je lisais les bouquins d’un type, un lama tibétain, qui s’appelait Lobsang Rampa (ça te dit quelque chose ?)

qui me racontait les histoires de voyages dans l’astral, et tous ces trucs qui étaient new-Age à l’époque.

Je peux pas t’en dire plus pour rien gâcher, mais tu me diras quand tu l’auras lu.

C’est sûr que sans cette touche fantastico-bizarroïde, c’était pas possible de le finir. Je lui en veux pas…

Comme d’hab, après avoir écrit cette chronique, je suis allé voir le ouaibe, les connaisseurs de livres et chroniqueurs de tous les bords. Ben dis donc…

Pas une seule fausse note.

Ça fait peur, un peu.

 

 

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