Lou Vernet

 

Lou Vernet, dont le dernier livre « Un trop grand silence » vient de sortir aux Éditions Border Line, a eu la gentillesse de répondre aux questions du Trophée.

Voici ses réponses… données sur la terrasse de Lila…

 Votre premier manuscrit envoyé à un éditeur, racontez-nous ?

C’était en 2004 pour « En t’attendant ». Ce roman venait de recevoir la bourse découverte du CNL. J’étais convaincue que les portes allaient s’ouvrir. Résultat : avalanche de refus. Je l’ai rangé gentiment et me suis attelée au suivant. J’aime les défis ! Ils sont un puissant levier de création J

Écrire… Quelles sont vos exigences vis-à-vis de votre écriture ?

Aucune. Suis dans un total-lâcher-prise. C’est là, en moi, je le sais, toujours en action. Il faut juste le bon moment pour oser reprendre « la souris » et écrire le premier mot. Jusqu’à la Fin, ça ne me quitte plus.

Écrire… Avec ou sans péridurale ?

Sans. Que du bonheur ! Et même parfois des instants de pure jouissance.

Écrire… Des rituels, des petites manies ?

Une seule : toujours commencer par relire ce qui a été écrit précédemment. Sinon, c’est partout, tout le temps, que ce soit dans ma tête ou confortablement installé devant mon ordinateur.

Écrire… Nouvelles, romans, deux facettes d’un même art. Qu’est-ce qui vous plaît dans chacune d’elles ?

Ce qui justement les oppose.

Les nouvelles font un bien fou à l’âme pour le sentiment d’immédiateté qu’elle procure. Le résultat est rapide, efficace, souple.

Le roman est un long travail, une lente maturation et crée une grande intimité avec l’histoire et les personnages. C’est un voyage singulier, très riche et absorbant.

J’aime autant les deux. Tout dépend du besoin d’écrire et de ce que j’ai à dire.

Votre premier lecteur ?

Pas un mais plusieurs. Pas toujours les mêmes. Aucune pression à ce niveau. C’est selon le genre du livre et le contexte de ma vie au moment de l’écriture.

Lire… Peut-on écrire sans lire ?

NON. Définitivement non. Pas un soir sans ouvrir un livre. Tellement à apprendre… et à rêver encore…

Lire… Votre (vos) muse(s) littéraire(s) ?

Ma première lecture importante a été le dictionnaire. Mes muses sont les chanteurs français d’avant les années 80. Leur mélodie m’ont appris la musique des mots. La lecture est venue tard et il est passé beaucoup de monde dans mes préférences. Mes muses changent au gré de mon évolution. En ce moment c’est plutôt Sandrine Colette, Marcus Malte, Karine Giebel…

Soudain, plus d’inspiration, d’envie d’écrire ! Y pensez-vous ? Ça vous est arrivé ! Ça vous inquiète ? Que feriez-vous ?

C’est une question à laquelle je refuse de penser. Superstition ! Ne jamais prévoir le danger sinon il arrive. J’oublie cette possibilité. C’est plus simple. Je fais confiance à la vie !

Pourquoi avoir accepté de participer au Trophée Anonym’us ?

Pourquoi pas ! Dès qu’il y a un défi, hop j’y vais… « Il n’y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin ».

Voyez-vous un lien entre la noirceur, la violence de nos sociétés et du monde en général, et le goût, toujours plus prononcé des lecteurs pour le polar, ce genre littéraire étant en tête des ventes ?

C’est à eux qu’il faut poser la question. Moi je sais pourquoi j’écris, mais eux, pourquoi nous lisent-ils ???? Sûrement pour croire que ce monde-ci puisse être sauvé et la justice certainement fois rendu !

Vos projets, votre actualité littéraire ?

23 septembre 2017, sortie de mon second polar à Paris. En chemin d’écriture pour le troisième. Et certainement aussi un livre sur le voyage. Ma seconde passion.

Le (s) mot(s) de la fin ?

Gratitude. Mot de chaque instant pour cette vie fière et têtue dont je découvre et savoure chaque jour sa richesse.

 

Crédit Photo @Moni Ka

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