La fête du Livre de Hyères 2018

 

La fête du Livre de Hyères…

 

 

Hyères, c’est dans le Var, au bord de la mer.

T’as vu, j’ai mis une majuscule à Livre. En plus, y en avait qu’un sur l’affiche. Ils avaient pas mis « des livres ». C’est bizarre, parce que des livres, il y en avait plusieurs. Des allées pleines, des planches posées sur des tréteaux, des piles plus ou moins hautes, des que j’avais lus, des que j’avais pas lus, des que je lirai jamais.

Des zôteurs aussi. Plein. Mais vraiment plein.

Des que je connaissais. Quelques-uns. Des que je connaissais pas, forcément. T’as vu combien ils sont à écrire des livres ? Presque plus que ceux qu’on est à les lire.

Non, je déconne.

Je me suis pas arrêté devant ceux dont j’ai dit du mal. Juste un peu pour voir et entendre les dithyrambes des gens qui demandaient un dessin, une signature, un signe de leurs existences croisées dans ce haut-lieu de la culture… Regarder ceux qui prenaient des photos selfisées. Sans déconner, ça c’était drôle. L’auteur qui sourit pas, parce qu’il en a un peu assez de figurer dans les albums de familles facebouquiens dont il n’a globalement rien à cirer, sauf que quand même, ça fait vendre des bouquins… C’est le commerce. C’est chouette le commerce. J’ai imaginé Céline au milieu de tout ces gens, puis juste après, j’ai imaginé Desproges au micro.

« On m’a dit que des juifs se sont glissés dans la salle… »

J’ai dit bonjour à des gens, et j’avoue que j’ai passé du temps sur le stand dédié aux Éditions Gallmeister. Forcément, il y avait David Vann.

T’as bien lu. David Vann. Pas juste une photo. Il est venu à Hyères pour me voir, exprès. Il savait que je venais. C’est chouette la reconnaissance des écrivains face à ceux qui les aiment et qui écrivent des choses sur leurs bouquins. J’y croyais pas trop au début, mais ça m’a été confirmé, il tenait absolument à me rencontrer.

Je sais. J’ai parfois tendance à m’égarer…

On a causé, mais pas longtemps, juste un peu. Il m’a dit qu’il était d’accord pour répondre à mon petit questionnaire. Je vais lui envoyer par mail, et il me dira ce qu’il pense de la littérature. Il m’a juste demandé un peu de temps…

J’ai dit d’accord.

Un sourire immense, des yeux de môme, qui pétillent sans arrêt, une disponibilité sans aucune faille, un Monsieur. Pas le genre de certains, dont le truc qui s’appelle ego ne les autorise pas à sourire, parce qu’ils sont des « Zécrivains » … Je vise personne, tu me connais. D’ailleurs j’ai aperçu Karine Giebel.

Me fais pas dire ce que j’ai pas dit, j’ai pas fini son dernier truc. Trop de pages. Mais je vais le finir, un jour. Je sais juste pas quel jour.

J’ai vu R. J. Ellory. On a causé, mais pas assez longtemps. Pareil que David Vann. Disponible, et souriant, c’était chouette, comme s’il était content de me voir. Il est venu avec Madame. Il vient tous les ans à Hyères. Il aime bien notre chez-nous. Le répète pas, mais son frère lui demande souvent quand il va avoir un vrai métier… Et sa femme veut le vendre sur eBay.

Je crois qu’elle déconnait.

 

 

 

J’ai vu Héloïse Guay de Bellissen aussi. Elle est toujours aussi souriante et dans ses yeux, tu vois encore la petite fille qu’elle était il y a pas très longtemps, quand elle prenait des heures de colle données par KG. Cherche, c’est facile. KG, elle est du coin aussi.

D’ailleurs, je vais te raconter « Le roman de Boddah » dans pas longtemps. J’espère qu’elle en a vendu plein.

Comme la programmation des conférences était à chier, elle est passée en même temps que David Vann, et il a fallu que je choisisse. Je me suis dit que David Vann risquait de ne pas revenir tout de suite chez moi, malgré l’affection qu’il a pour la mer, même s’il préfère l’océan.

Plus grand.

Notre Méditerranée, elle est trop petite pour lui. Comme il l’a dit, il se sent plus chez lui sur l’eau, dans son bateau, à des milliers de kilomètres de la terre, que dans une vraie maison. Il a essayé, mais il a revendu sa maison. Il n’était pas à l’aise. « L’océan, ça change tout le temps. D’une minute à l’autre, il est différent. Je ne suis pas un homme de la montagne, même si j’aime bien y marcher. »

Quand je suis arrivé, Héloïse, elle était partie. C’est ballot. C’est la vie.

J’ai pris des bouquins, mais pas beaucoup. Je te dis pas lesquels, tu verras.

Voilà. C’est tout ce que j’ai à dire…

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